Greentech Brussels

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Marchés bruxellois

Intérêts environnementaux et économiques pour la Région…

Les biens et services environnementaux, ou "éco-activités", sont indispensables, d’abord du point de vue de la santé et du bien-être humains. A une échelle globale, c’est bien sûr pour l’environnement que ces activités sont nécessaires. Les produits et services environnementaux contribuent donc au respect des réglementations en matière de qualité de l’eau, de l’air, des sols…
Le secteur des éco-activités, outre son action favorable à l’environnement, est pourvoyeur d’emploi et représente un pan croissant de l’économie. La Région Bruxelles-Capitale participe à cette tendance grâce à sa position centrale au sein de l’Europe, mais surtout du fait de son dynamisme économique et technologique à l’échelle régionale.

Impulse.brussels a pour mission, au travers de son Pôle Greentech.brussels, de favoriser l’activité des entreprises actrices de ce secteur. Les pouvoirs publics, conscients de son importance en matière économique et d’emploi, ont pris la décision de le soutenir en 2003. Dans cette optique d’accompagnement, l’identification du secteur constitue une étape fondamentale.

… Mais difficultés d’investigations

Malgré la place grandissante des législations, investissements et subventions en faveur de l’environnement, le secteur n’a jamais été évalué à Bruxelles, en termes économiques et d’emploi. Car du fait de son caractère transversal, l’industrie des biens et services environnementaux n’est pas identifiable de manière systématique, à travers l’analyse horizontale traditionnelle proposée par la codification NACE. Le Pôle Greentech.brussels a proposé ce sujet d’étude à un étudiant de l’Université Libre de Bruxelles (DES en Gestion de l’environnement), pour tenter d’aller plus loin.

L’analyse qui a été réalisée est basée sur l’agrégation de données micro-économiques des entreprises identifiées selon une méthodologie spécifique. Cette méthode présente la particularité de dépendre très fortement des données financières communiquées dans les comptes financiers des entreprises en question, mais elle concerne des entreprises dont la participation au secteur a été validée, et même précisée qualitativement et quantitativement.
Ainsi, sur les 310 entreprises identifiées, seules 187 d’entre elles ont communiqué leur chiffre d’affaires à la Banque Nationale de Belgique : ainsi, les données économiques analysées ne renvoient pas à la totalité des entreprises du secteur.

Cette méthode présente donc des inexactitudes du fait du défaut de données, mais il faut aussi considérer que les chiffres concernant l’ensemble des entreprises identifiées ne renvoient pas exclusivement à l’activité économique bruxelloise. En effet, l’étude est basée sur des comptes d’entreprises consolidés. Etant donnée la présence importante de sièges sociaux à Bruxelles, les données sont à considérer avec prudence : elles ne reflètent pas exclusivement la situation économique de la capitale.
Pour tenter de parer à ce problème , une enquête approfondie a été menée auprès des entreprises identifiées pour connaître la part environnementale de leur activité (en pourcentage du chiffre d’affaires), ainsi que le nombre de leurs emplois localisés à Bruxelles consacrés à une éco-activité. Un échantillon de 134 entreprises (parmi les 187 dont les données économiques étaient disponibles) a pu être analysé précisément. Cependant, si cet échantillon amène certainement à une meilleure connaissance du secteur, il ne peut permettre des conclusions absolues.

Ainsi, si les résultats communiqués peuvent être considérés comme fiables, ils sont à considérer dans leur contexte, tenant compte des effets amplificateurs et réducteurs. Ils ont été présentés en septembre 2007.

Résultats de l’étude (2007)

Au total, 310 entreprises bruxelloises forment le secteur des éco-activités : elles ont été identifiées comme participant à la lutte contre les pollutions. Elles sont réparties en différents sous-secteurs d’activités, comme la gestion des déchets, le conseil, étude et gestion de l’environnement, l’énergie, la gestion des eaux polluées, de la qualité de l’air, des sols, la gestion des bruits et vibrations.
Celles actives dans le sous-secteur des déchets sont les plus nombreuses (26% des 310 entreprises identifiées). Les entreprises de conseil, étude et gestion pour la protection de l’environnement constituent aussi une part importante du secteur : 64 ont été identifiées. Ces deux sous-secteurs regroupent en effet le plus d’entreprises exerçant une éco-activité à Bruxelles, soit presque la moitié du secteur.
Les entreprises exerçant une éco-activité liée à l’énergie, favorisant l’utilisation rationnelle des l’énergie et les énergies renouvelables, contribuent aussi notablement au secteur bruxellois : on en comptabilise 41.

Au total, les entreprises ayant un siège social à Bruxelles, identifiées comme participant à la lutte contre les pollutions génèrent un chiffre d’affaires total de 6,224 milliards d’euros, et comptent 24 900 employés en 2004. Ces chiffres ne reflètent pas le secteur des éco-activités de manière précise, mais donne une idée de la santé économique de 187 de ces acteurs.
Leur croissance est très importante au cours de ces dernières années : leur chiffre d’affaires global augmente de 22% entre 1995 et 2000, et de 16% entre 2000 et 2004. L’emploi, lui, y augmente d’environ 30% (2000-2004).

Vue d’ensemble du secteur : forces et opportunités de développement

Les petites et moyennes entreprises, ainsi que les toutes petites entreprises constituent la base du secteur des biens et services environnementaux. Les forces du secteur reposent justement sur sa grande diversité, répondant à une demande très variée. Le marché, local ou national pour la plupart des entreprises, est tout de même vaste, du fait de la dimension de métropole urbaine européenne de la Région de Bruxelles-Capitale. L’expérience et la notoriété des plus grandes entreprises, la flexibilité, la proximité des clients, et quelques fois la grande spécialisation des plus petites entreprises constituent des atouts importants. L’indépendance financière, la solvabilité, le niveau d’investissement et la rentabilité des PME constituent des forces à souligner.

Par ailleurs, des toutes petites entreprises comme des très grandes emploient de la main d’œuvre à haute valeur ajoutée (surtout dans le sous-secteur de conseil et études, et des sols) et expérimentée, ce qui confère à une partie du secteur un savoir-faire important. Le niveau d’investissement d’un certain nombre de PME, ainsi que l’évolution globale des entreprises sur dix ans laissent de grandes perspectives au secteur. Cette tendance est renforcée par la conjoncture actuelle (y compris la législation environnementale), favorable aux investissements pour limiter les impacts de l’activité humaine sur l’environnement.

Outre ses résultats encourageants, ce mémoire révèle un fort besoin d’investigation sur le sujet. La connaissance exhaustive du secteur bruxellois des éco-activités serait permise par l’emploi d’une méthodologie débouchant sur des résultats globaux et précis. Par exemple, une méthode ayant recours à des coefficients multiplicateurs permettrait de déterminer systématiquement la part environnementale des activités dans tous les secteurs économiques ; ce qui ouvrirait la voie à des comparaisons avec les autres secteurs de l’économie bruxellois, avec les secteurs environnementaux d’autres pays, etc. Un vaste sujet de recherche certainement à approfondir…

PAD

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